Au mois de mars dernier, un rapport de l'institut McKinsey & Company intitulé Impact d'Internet sur l'économie française soulignait l'importance d'Internet dans l'économie française : c'est notamment 20% de la croissance entre 2004 et 2009.
Un nouveau rapport, élaboré pour la Foreign Commonwealth Office International Cyber Conference, met à nouveau en lumière l'importance des technologies de l'information et de la communication dans l'économie, mais cette fois à l'échelle mondiale.
Quelques chiffres : Internet c'est 3,4% du PIB mondial, 2 milliards d'internautes, 340 millions de sites Web, 21% de la croissance des pays de l'OCDE ou encore 8000 milliards de dollars de richesse créée dans le monde.
Source de mutation, Internet détruit des emplois, mais en créé aussi avec un bilan globalement positif, notamment en France :
ECLECTIC.coop participe à la rencontre-débat d'échange et de réflexion du projet DISCOTEC le 8 juin à l'université Jean Moulin Lyon 3, organisé notamment par Bruno Moriset, maître de conférence du département de Géographie et d'Aménagement.
Le titre de la journée :
Economique numérique, travail distant, télétravail : Quelle politique de développement économique pour les territoires périphériques.
Les discussions thématiques :
Les réseaux à très haut débit et le développement des territoires.
Les télécentres et pépinières d'entreprises, les télécentres virtuels.
Quelles sont les difficultés des entreprises ? Quel peut-être le rôle des
collectivités ? Le rôle des missions numériques et autres structures d'animation.
Comment accueillir de nouvelles populations de télétravailleurs ?
Peut-on créer des synergies avec d'autres secteurs d'activité ?
Le bilan des expériences en cours.
Attractivité et compétitivité des territoires dans la nouvelle économie.
Le développement numérique des territoires : une question d'intelligence
territoriale ?
Entre 2005 et 2009, le secteur de l'Internet c'est 20% de la croissance économique française, selon le rapport McKinsey & Company intitulé Impact d'Internet sur l'économie française publié en mars 2011.
La France se situe pourtant seulement au 17e rang des 34 pays de l'OCDE.
Par secteur Internet le rapport intègre, selon Silicon.fr :
"-les activités de télécommunications voix via l’Internet (VoIP),
-les activités informatiques (matériel et logiciel) liées à Internet,
-les activités économiques ayant le web pour support, telles que l’e-commerce ou la publicité en ligne"
En cumul, cela représente donc 72 milliards d'euros et 25% la croissance française en 2010.
En perspective, Internet c'est également un potentiel de 450 000 emplois d'ici 2015...
Présentation vidéo du rapport Impact d'Internet sur l'économie française :
Développer l'économie numérique dans les territoires ruraux français : une ère nouvelle pour les télécentres ?
C'est le titre de l'article de Bruno Moriset de l'Université Jean-Moulin à Lyon (Rhône-Alpes), traduction d'une version présentée en avril 2010 au congrès de l'association des géographes américains à Washington, initié dans le cadre du projet DISCOTEC.
Résumé de l'article :
L’arrivée à maturité d’une économie numérique a favorisé, dans les années 2000,
un regain d’intérêt pour le télétravail.
De nombreux territoires ruraux ont mis en place des télécentres, immeubles dédiés à l’accueil des télétravailleurs et des petites entreprises de service. Ces centres offrent des équipements informatiques et des services partagés (salle de réunion, visioconférence, connexion professionnelle à haut débit, service de secrétariat).
Bien qu’il n’aient qu’un impact macroéconomique limité sur le territoire, les télécentres sont utilisés comme des « laboratoires vivants », éléments de programmes plus larges destinés à élargir et renforcer la base économique des territoires ruraux.
Mots clés de l'article :
Economie numérique, télétravail, télécentre, territoires ruraux, réseaux à haut-débit.
DISCOTEC (DIStant COmmunication TEChnology and the Economy of Cognition in peripheral areas) est un projet de recherche sur 3 ans coordonné par Bruno Moriset, 2009-2011, qui a pour objectif " d’étudier comment les télécommunications, dans le contexte d’une économie de plus en plus numérique, peuvent contribuer à élargir la base productive des territoires périphériques (c'est-à-dire situés en dehors des métropoles et corridors métropolitains) ".
Le but est d'identifier les pratiques de "communication distante qui permettent aux entreprises de ces territoires d’accroître leur compétitivité, innover, élargir leur marché".
L'étude se compose en 3 parties :
+ revue des expériences et initiatives institutionnelles de développement économique fondées sur les TIC au sein des territoires;
+ enquête fondée sur les entretiens auprès des entreprises des espaces périphériques;
+ enquête statistique par téléphone auprès des entreprises.
En savoir plus
- Projet DISCOTEC, DIStant COmmunication TEChnolology and the Economy of Cognition in peripheral areas
- Communication distante, organisation de la production et économie cognitive dans les territoires périphériques : État des lieux et enjeux de développement, présentation du projet à télécharger et premiers résultats (format PDF)
- L'homme @ distance, colloque de novembre 2010.
A la fin du siècle dernier, le service du développement économique de l'Ardèche, en région Rhône-Alpes, faisait la promotion de l'installation dans le département avec notamment cette image :
Le développement des petits commerces en France, services marchands aux particuliers, progresse à nouveau au rythme de 1,2% par an sur les 15 dernières années avec un rythme de croissance plus important dans les campagnes que dans les villes.
" Entre 1993 et 2008, les services marchands aux particuliers se sont développés sur le territoire métropolitain de façon inégale suivant les secteurs :
dans les services personnels (coiffure, soins de beauté...), les établissements se multiplient alors que, dans d’autres secteurs (réparation, débits de boissons...), ils se raréfient.
Le développement des établissements est particulièrement marqué dans l’espace rural. En 2008, les petites agglomérations rurales sont ainsi presque aussi bien équipées que l’espace urbain.
Les communes rurales isolées bénéficient aussi de la croissance du nombre des établissements depuis 2000 mais demeurent pour certains services (cinémas...) nettement moins équipées que le reste du territoire. "
Carrefour de l'économie, l'émission de Brigitte Jeanperrin sur Frane Inter, a proposé le 5 juin dernier un numéro consacré à la réforme territoriale avec pour thème : Derrière le bras de fer politique à l'assemblée, l'action économique en question.
Un débat avec Michel Delebarre, Philippe Estebe et Rolonad Cayrol.
La société et l’économie à l’aune de la révolution numérique : Enjeux et perspectives des prochaines décennies (2015/2025), un rapport de la commission Économie numérique présidée par M. Alain Bravo.
Introduction :
« Les technologies de l’information et des communications, et l’économie numérique qu’elles sous-tendent constituent l’un des moteurs de la croissance et du développement des sociétés modernes. Leurs impacts sont essentiels non seulement en termes de compétitivité industrielle et de partage de ressources mais aussi dans les domaines de la cohésion sociale, de la santé, de l’éducation et de la culture, des transports et de la sécurité, et plus généralement dans le développement de la société de la connaissance et de l’économie de l’immatériel ».
L’économie numérique peut être analysée comme un système dont la structure et l’évolution font ici l’objet d’une étude prospective portant sur les quinze prochaines années.
Un modèle à six composantes, que sont le contexte socioéconomique, les usages des personnes, les usages des entreprises et organisations publiques et privées, les technologies, les marchés, et le triptyque « réglementation–régulation–gouvernance », a été retenu. Chaque composante a fait, ensuite, l’objet d’une décomposition et d’une analyse en termes de variables pour lesquelles des hypothèses d’évolution ont été formulées.
La réforme de la taxe professionnelle et la suppression de cette dernière en 2010 pour un remplacement par la CET (Contribution Economique Territoriale) suscite débats et interrogations. Quelles conséquences pour les territoires et notamment les départements et les communes ?
Le portail Internet du Ministère de l'Economie tente de répondre à cette question avec des chiffres précis, par département et par communes sur l'espace son espace dédié à la réforme.
A partir d'une carte nationale, vous pouvez télécharger tous les éléments départementaux et communaux pour évaluer les conséquences de la fin de la taxe professionnelle avec un certains nombres d'informations comptables notamment la compensation de l'Etat pour les communes :
Le commerce du futur : une étude prospective publiée par le PIPAME (Pôle interministériel de prospective et d’anticipation des mutations économiques) :
" L’objectif de ce rapport est de proposer un cadre d'analyse et de compréhension des forces à l'œuvre, qui structureront le devenir du commerce. Il s'agit donc d'un travail exploratoire, qui indiquera les thèmes à approfondir lors d'études complémentaires et contribuera à orienter l'Action Publique.
En ce sens, cette étude se veut ouverte, brassant des problématiques d'une grande variété, avec, toutefois, une attention particulière portée à la problématique "prix / valeur", au cœur des enjeux du secteur et des politiques publiques. "
Le rapport le développement du télétravail dans la société numérique de demain initié à la demande de la secrétaire d’État chargée de la
Prospective et du Développement de l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, a été réalisé par le centre d’analyse stratégique.
Véritable état des lieux du télétravail en France, il permet notamment de faire émerger plusieurs recommandations pour le développement le télétravail d'après zevillage.
Le télétravail en France, 7 messages clés identifiés parmi les 151 pages du rapport en résumé et extrait de l'édito :
La (re)découverte des SCOP et autres sociétés coopératives depuis le début de la crise par la presse et les médias en général se poursuit avec cet article estivale du journal le Monde : Tous salariés, tous patrons.
A travers quelques exemples et avec en questions de fond "peut-on être coopératif et efficace ? La solidarité est-elle adaptée à la compétition économique ?" Hervé Kempf (auteur notamment de ) esquisse le portrait de quelques SCOP accompagné de micro-témoignage.
Le rapport de la Commission européenne sur la compétitivité numérique publié le 4 août dernier indique que "le secteur numérique européen a réalisé des progrès importants depuis 2005: 56 % des Européens utilisent maintenant l’internet de façon régulière, 80 % d’entre eux le font en ayant recours à une connexion à haut débit (contre seulement un tiers en 2004), ce qui fait de l’Europe le numéro un mondial de l’internet à haut débit.
L’Europe est le premier continent véritablement sans fil dans le monde, avec un nombre d’abonnés à un réseau de téléphonie mobile supérieur au nombre de citoyens (taux d’utilisation de 119 %).
L’Europe peut même aller plus loin. Sa jeune génération, très férue de technologies numériques est en effet en train de jouer un rôle de premier ordre pour dynamiser la croissance et l’innovation. S'appuyer sur le potentiel de l'économie numérique est essentiel pour que l'Europe puisse durablement se remettre de la crise économique.
La République et ses territoires : La circulation invisible des richesses par Laurent Davezies; présentation de l'éditeur :
Le territoire français est le lieu de tous les paradoxes: c'est dans les régions les plus riches que la pauvreté augmente le plus ; et certaines des régions les moins productives sont aussi celles où le bien-être social semble le mieux réparti.
À l'écart des idées simples qui circulent aujourd'hui en boucle, Laurent Davezies explore les ressorts d'un divorce inaperçu : la séparation dans l'espace des logiques de croissance et des logiques de développement.
Marc Mousli, Alternatives Economiques n°265 :
" Le produit intérieur brut (PIB) est peu pertinent pour évaluer la production à un niveau infranational, et il est inadapté pour mesurer la richesse d'un territoire. En effet, le système de redistribution français déconnecte largement le revenu d'une ville ou d'un département de ses performances productives, et les territoires les plus productifs ne sont pas forcément les plus riches.
L'exemple de la Seine-Saint-Denis est frappant. Des milliers de cadres et d'employés viennent y travailler chaque matin et repartent chaque soir dépenser leurs salaires dans des lieux de résidence plus attractifs.
Inversement, 85% du revenu de Menton, ville célèbre pour la beauté de son cadre et la douceur de son climat, viennent d'ailleurs, sous forme de pensions de retraite, de salaires publics et autres transferts qui irriguent l'économie locale.
Obnubilés par le PIB, les économistes ont du mal à admettre ce divorce entre la production et le développement. Il en est de même pour les élus locaux, qui rêvent tous de luxueux sièges sociaux et d'industries high-tech.
Laurent Davezies explique clairement comment fonctionne l'économie "présentielle", qu'il n'est plus possible d'ignorer sous peine de commettre de graves erreurs politiques. La sous-estimer conduit à négliger un moteur important du développement, et la surestimer peut induire un comportement de repli sur le résidentiel, préjudiciable à l'économie du pays. Celle-ci est placée, au niveau national, devant une problématique différente du local et doit équilibrer production et consommation. "
Pour ceux qui ne l'auraient pas encore entendu, le "moral" des entreprises en France n'est pas au beau fixe, et l'étude de conjoncture semestrielle OSEO juin 2009 le confirme.
Cependant, en fonction des entreprises, on peut constater des variations et une vision plus optimiste pour les PME innovantes :
"...les PME innovantes demeurent plus optimistes que les autres : plus de la moitié d’entre elles prévoient une progression de leur activité..."
<<< Business Week publie un intéressant dossier sur comment la connectivité change déjà notre lieu de travail, la manière dont nous travaillons, voire la nature même du travail. “Nous allons disposer d’un moyen de suivre et de gérer bien plus qu’une simple information statique. Nous serons capables de pister les évènements du monde physique, depuis le suivi de production jusqu’aux habitudes de nos collègues en passant par la manière dont les utilisateurs utilisent les produits que nous fabriquons.”
Mais c’est la nature même de ce qu’est le travail qui pourrait changer expliquent les journalistes de Business Week : dans le jeu Star Wars Galaxies par exemple, les joueurs passent des heures à faire des actions proches d’un boulot, pas seulement combattre les troupes de l’Empire, mais aussi par exemple, construire des laboratoires pharmaceutiques pour créer des médicaments. Des chercheurs testent d’ailleurs la possibilité de faire observer par des joueurs de véritables images médicales, pour détecter des signes de cancer par exemple.
Tel est l’objectif du professeur Byron Reeves, cofondateur de Seriosity, une start-up qui utilise la psychologie des jeux dans des applications business : son but, appréhender les sensibilités issues des jeux et des mondes virtuels pour les importer dans le monde des affaires... >>
> Article complet dans Internet Actu
> Dossier Business Week : The End Of Work As You Know It + Workplace : The Weird New Ways We Work.
Le réseau des acteurs de l'économie humaine, tel est le leitmotiv du nouveau portail lancé par le Crédit Coopératif (une banque coopérative du groupe Banque Populaire), MyCoop (et non MaCoop...) qui va tenter de fédérer les initiatives de l'économie humaine, autour d'une plateforme interactive d'information et de partage avec des soirées thématiques chaque mois dans un lieu parisien (et peut-être dans d'autres villes un jour ?).
Présentation en vidéo de MyCoop par Anne-Sophie du Crédit Coopératif :
" Comment, dans le contexte de la mondialisation, l'humanité peut-elle concilier les nécessités économiques avec le fait incontournable que les ressources naturelles sont limitées ? C'est la question que pose Pierre Calame dans cet ouvrage.
Le système actuel de production et d'échange de biens et de services n'atteint pas - et c'est très visible en ces temps de crise - les objectifs que l'on doit assigner aux lois qui régissent les sociétés. Il creuse un fossé profond entre des gagnants, minoritaires, et la masse des perdants qui vivent dans le dénuement. L'auteur s'intéresse à l'énoncé des règles et à la conception des facteurs qui fondent la production, l'échange et la consommation. Constatant l'impasse du paradigme économique actuel, il démontre que l'économie doit revenir à son sens étymologique, "oïkos", le foyer, la maison commune, et "nomos", la loi. Revenir à l'oeconomie, c'est avoir une vision économique plus large, qui recouvre à la fois l'art de l'organisation des échanges matériels et immatériels des êtres humains entre eux, des sociétés entre elles et de l'humanité avec la biosphère.
Pierre Calame explore ces questions dans un esprit de réflexion ouverte. Il démontre qu'il est possible aujourd'hui d'assurer à la société la maîtrise collective et démocratique de son propre destin. "
Les subventions existent, notamment pour les entreprises, et peuvent être utiles au démarrage, pour monter un projet spécifique ou tout simplement supporter un investissement important. Le plus complique peut-être de trouver la bonne subvention au bon moment, dans les méandres des collectivités, du pays à l'inter-communication en passant par le département, la région et les différents ministères et organismes nationaux.
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